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Foires et Marchés d’antan

Depuis le Moyen Age, le village du Mas d’Azil a toujours été un lieu important pour les foires. En effet les archives départementales montrent que déjà en 1806, les foires du Mas d’Azil attiraient un grand nombre de visiteurs, elles duraient un jour entier et connaissaient une fréquentation très importante.
On pouvait trouver sur place des bestiaux, des denrées alimentaires ou encore des produits industriels.

Durant les années de trouble des guerres de religion, les habitants des Bordes sur Arize avaient transférés dans leur ville les marchés et les foires qui se tenaient précédemment au Mas d’Azil.
Un abbé du Mas d’Azil, l’abbé Volnerre, voulait que les Bordes abandonnent les droits de marchés qu’ils s’étaient appropriés. Apres un refus, l’abbé attaqua le village auprès du Parlement de Toulouse qui lui donna raison.
Ainsi en 1621, le roi accorda aux habitants aux Mas d’Azil le droit de rétablir dans leur ville les foires et les marchés mais a leur charge d’améliorer les chemins de communication en mauvais état.
Il existait alors trois marchés par semaine : le lundi, le mercredi et le vendredi ; il y avait également deux foires dans l’année les jours de saint Etienne et de Saint Ferréol.

A partir de la date du 2 ami 1806 est déclaré par décret pour les jours de foire et de marché.

Les Foires :

  • 1er vendredi de Carême
  • Le mercredi suivant
  • Le lundi de Carême
  • 1er mercredi de Juillet
  • 13 mai
  • 12 septembre
  • 8 octobre
  • 28 décembre

Le Marché : les mercredis de chaque semaine

Toujours d’après ces mêmes archives, le Conseil Général déclara le 23 août 1848 que les vieilles foires seraient supprimées et remplacées par une foire mensuelle qui se déroulerait le second mercredi de chaque mois et les jours de marchés les premiers, troisièmes et quatrièmes mercredis de chaque mois.

Les archives municipales peuvent nous montrer la grande importance de ces foires et marchés, c’est le conseil municipal qui va mettre en place l’organisation de ces évènements. Par exemple en 1849, la municipalité vote plusieurs articles comme notamment le lieu de mesures pour les grains qui se trouvait sous la halle de l’église et le prix du mesurage était de l’ordre de 10 centimes par hectolitres.

Les emplacements avaient également leurs prix :

  • Sous la halle : 75 cts/m²
  • Sur la place du Champs de Mars : 20 cts/m²
  • Sur les autres lieux publics : 10 cts/m²

Ce système montre bien que ces foires étaient très grandes par rapport aux foires actuelles puisqu’aujourd’hui elles ne s’étalent plus que sur le Champs de Mars.
A cette époque les endroits pour garer les voitures et les charrettes étaient payants à hauteur de 2 francs et pour ceux qui venaient avec des chevaux, 75 cts.

Le 2 juillet 1852, le conseil municipal décide de mettre en place trois grandes foires, le 2 janvier, début de l’année ; le 1er juillet, le début de l’été et le 1er octobre, automne.

Cette dernière date correspond à la date actuelle de la fête de la figue qui se déroule chaque premier weekend d’octobre au Mas d’Azil. Il s’agit en effet de la période où murit ce fruit donc rien d’étrange à cela.